J'ai renoncé à compter les bateaux arrêtés, à l'abri de la furie de l'Atlantique. Certains par sagesse, d'autres par précaution pour préserver un capital qui ne leur appartient pas. Quelques-uns aussi ont rejoint le port le plus proche de leur fortune de mer pour réparer ou tout au moins tenter de le faire.
Cette  quarantième édition me laisse déjà un goût bien amer. Cette course légendaire ne veut plus rien dire aujourd'hui, le désordre est tel que je n'éprouve plus le moindre plaisir à consulter la cartographie ou à guetter les informations provenant de la direction de course.

SNAG-78 Crédit photo Yann Eliès

Pour éviter ce carnage il suffisait de faire preuve de GBS (Gros Bon Sens) et d'un peu de patience. Un départ dimanche 11 novembre aurait sans doute évité de soumettre les courageux skippers et leur machines trop fragiles au régime de machine à laver sur position essorage.
Que le destin protège tous les marins embarqués dans cette galère. Puissent également les organisateurs des futures courses au large prendre davantage conscience de leur responsabilité.
Et que vive La Route du Rhum !